Pendant des années, j'ai eu des idées.

Pas des idées en l'air. Des idées concrètes, documentées, présentées correctement. Des propositions qui auraient pu changer quelque chose dans mon entreprise.

La réponse était toujours la même.

"Oui mais."

Oui mais ce n'est pas dans les priorités du moment. Oui mais le budget n'est pas prévu. Oui mais il faudrait d'abord valider avec l'équipe. Oui mais ce n'est pas le bon timing. Oui mais.

Et puis plus rien. Le sujet mourait. On passait à autre chose. Et moi j'avalais.


Ce que le oui mais dit vraiment

J'ai mis des années à comprendre ce que le "oui mais" voulait vraiment dire.

Ce n'est pas "ta proposition est mauvaise". C'est souvent "ta proposition est bonne mais elle ne sert pas mes objectifs à moi". Ou "ta proposition est bonne mais elle risque de faire bouger des choses que je préfère immobiles".

Le "oui mais" n'est pas un jugement sur la qualité de votre travail. C'est une décision organisationnelle. Et dans la grande majorité des organisations, les décisions organisationnelles protègent le statu quo.

"Le oui mais ne dit pas que vous avez tort. Il dit que vous n'êtes pas dans le bon terrain pour avoir raison."

Ce que j'ai fait pendant trop longtemps

J'ai essayé de mieux présenter mes idées. J'ai fait des slides plus propres, des argumentaires plus solides, des chiffrages plus précis. J'ai cherché les bons alliés, les bons moments, les bons canaux.

Parfois ça marchait. Souvent non.

Et chaque "oui mais" laissait une petite trace. Une petite érosion de la confiance. Pas dans mon travail — dans mon droit à exister professionnellement avec mes idées.

C'est insidieux. Ça ne se voit pas de l'extérieur. Mais ça travaille.

Ce que j'aurais dû comprendre plus tôt

Le problème n'était pas mes idées. Le problème c'est que j'attendais de l'organisation qu'elle me donne la permission d'exister.

Cette permission, elle ne vient pas. Pas parce que vous ne la méritez pas. Parce que les organisations ne fonctionnent pas comme ça. Elles récompensent la conformité, pas l'originalité. L'exécution, pas l'initiative.

La sortie n'est pas de mieux convaincre. La sortie est de trouver un espace où vous n'avez pas besoin de permission.

Ce que le "oui mais" m'a appris en fin de compte :

Mes idées avaient de la valeur. Juste pas dans ce contexte-là, pour ces gens-là, à ce moment-là.

La question n'était pas "comment les convaincre". La question était "à qui d'autre ces idées pourraient servir, là où elles seraient accueillies".

Ce que j'ai construit à côté

J'ai créé un espace où mes idées existent sans avoir besoin de passer par un comité. Où les gens qui me contactent le font précisément parce qu'ils cherchent ce que j'apporte.

Pas de "oui mais" là-dedans. Des conversations vraies, des gens qui avancent, des résultats concrets.

Je n'ai pas quitté mon CDI pour ça. J'ai juste arrêté de chercher uniquement là une reconnaissance que je pouvais trouver ailleurs.


Si vous vivez les "oui mais" en ce moment, voilà ce que je vous dis.

Vos idées sont peut-être très bonnes. Le problème n'est peut-être pas vous. C'est peut-être simplement que vous êtes dans le mauvais terrain.

Construire un espace à vous ne règle pas les "oui mais" au bureau. Mais ça change profondément le rapport que vous avez avec eux.

Vous reconnaissez le "oui mais" dans votre quotidien ?

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